Méditation, bonheur et souffrance

Pour ceux qui n’ont pas encore eu le bonheur de lire Yongey Mingyour Rinpoché, voici un livre qui, comme le dit Matthieu Ricard, “nourrira les méditants tout au long de leur spiritualité.”

                      Présentation du livre

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“Mingyour Rinpoché est un grand maître tibétain. Rompu aux disciplines pratiques et philosophiques d’une tradition millénaire, il expose avec une rare clarté l’essence de cette tradition qu’il a su adapter aux particularismes de notre monde moderne. Dans cet ouvrage inspirant, il nous guide à travers de multiples étapes, des plus simples aux plus subtiles, de la compréhension du fonctionnement de notre esprit aux mécanismes du bonheur et de souffrance. Il nous offre un traité complet et détaillé sur les méandres, les obstacles et les solutions qui jalonnent la pratique méditative.”

En effet, la méditation est un moyen de mieux connaître notre esprit et les mécanismes par lesquels on expérimente le bonheur et la souffrance.

Miriam

Bouddhisme et méditation, le voyage de Bouddha et nous

Dzogchen Ponlop Rinpoché, un maître considéré comme l’un des plus grands érudits de sa génération dans les écoles Nyingma et Kagyü de bouddhisme tibétain, a enseigné pendant trois jours au Centre Rigpa de Paris. Rigpa est un groupe de centres d’étude et de pratique de bouddhisme tibétain sous l’autorité de Sogyal Rinpoché. Voici un petit retour sur ces trois jours d’enseignements et quelques conseils de Dzogchen Ponlop Rinpoché sur l’approche de la méditation.

C’était la première fois que j’écoutais les enseignements de Dzogchen Ponlop Rinpoché. Et quelle joie d’avoir pu assister à ces trois jours d’enseignements sur le thème “Le voyage du Bouddha et nous”. D’une manière à la fois simple, mais tellement pertinente et bien illustrée, Rinpoché nous a rappelé l’essence de l’enseignement de Bouddha. Tout à fait adepte de la philosophie bouddhiste, mais parfois complètement perdue dans l’océan des multiples pratiques et enseignements, les conseils de Dzogchen Ponlop Rinpoché m’ont vraiment aidé à revenir sur l’essentiel.

Qui pourrait imaginer, de nos jours, un prince, méprisant tout le luxe et le pouvoir qu’il peut obtenir sans effort, pour s’enfuir à la recherche d’une vérité existentielle ? Inimaginable de nos jours, c’est pourtant ce que Siddhartha Gautama a courageusement fait il y plus de 2500 ans. A partir de ses questionnements, il est parti à l’exploration de son esprit, en confrontant la peur de découvrir que le monde n’existait peut être pas de la manière dont il l’avait toujours perçu. Celui là a été le voyage de Bouddha, un chemin aussi long qu’imparfait nous rappelle Dzogchen Ponlop Rinpoché. Non pas pour nous décourager, mais pour nous inviter à aborder le chemin spirituel avec patience et détente. En acceptant notre esprit tel qu’il est aujourd’hui, avec la motivation d’apprendre à le connaître pour pouvoir ensuite travailler avec lui. “Comme un nouvel ami qu’on inviterait au café pour faire connaissance, en l’écoutant attentivement”. Car le bouddhisme, c’est avant tout la science de l’esprit. Méditer, nous rappelle Rinpoché, c’est un peu comme prendre des vacances de notre esprit. Laisser cet enchaînement quasi infini de pensées se déposer et commencer à prendre conscience des schémas habituels de nos pensées et émotions.

Habitués à la culture de la rapidité et du fast-food, nous devons apprendre à être patients dans ce voyage d’exploration de notre esprit. Si demain, après demain et encore après demain nous ne voyons pas de résultats, continuons à pratiquer… En attendant, faisons de notre mieux pour vivre une vie significative. C’est-à-dire, une vie où nous entraînons constamment notre esprit à la bonté, à l’amour et à la compassion. Jusqu’à ce que ces trois qualités terminent par se répandre comme un virus, un virus d’amour et de bonté.

Nul besoin de s’embarquer pour une destination exotique ou lointaine, car l’éveil, nous rappelle Rinpoché, peut arriver ici et maintenant. Pour Bouddha, il est arrivé sous un arbre, au milieu de la forêt, alors qu’il était assis sur un cousin de paille. Pour nous, cela pourrait arriver sur un arrêt de bus ou sous un beau lampadaire ressemblant à l’arbre de la Bodhi ! Une note d’humour de Dzogchen Ponlop Rinpoché pour nous faire comprendre que l’éveil est accessible pour chacun de nous.

Je reprends la route avec un peu plus de détente, avec ces précieux conseils, en essayant de devenir un peu plus amie avec mon esprit…

Miriam


photos par Philippe Lelluch


Certaines personnes pensent que, lorsqu’elles méditent, elles ne devraient avoir aucune pensée, aucune émotion. Si pensées ou émotions se manifestent, cela les contrarie, les fâche contre elles-mêmes et les persuade qu’elles ont échoué. Rien n’est moins vrai. Ainsi que le dit un proverbe tibétain : « C’est beaucoup demander que de vouloir de la viande sans os et du thé sans feuilles. » Tant que vous aurez un esprit, des pensées et des émotions s’élèveront. —Sogyal Rinpoché 

 
Photo: Sunshine On My Mind by amamak photography on flickr Haute résolution

Certaines personnes pensent que, lorsqu’elles méditent, elles ne devraient avoir aucune pensée, aucune émotion. Si pensées ou émotions se manifestent, cela les contrarie, les fâche contre elles-mêmes et les persuade qu’elles ont échoué. Rien n’est moins vrai. Ainsi que le dit un proverbe tibétain : « C’est beaucoup demander que de vouloir de la viande sans os et du thé sans feuilles. » Tant que vous aurez un esprit, des pensées et des émotions s’élèveront. —Sogyal Rinpoché 

 

Photo: Sunshine On My Mind by amamak photography on flickr

(via amamakphoto)